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Tom. 1 (1685)
Entstehung
Seite
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 35traits demeurant ſans aucun ſouſtien on n'en tirequ'une ma$$e qui veritablement con$erve la re$-semblance & la forme elle les trouve, mais quin'est qu'une ressemblance morte & insensible.Ainsi elle est beaucoup moins parfaite que cellequ'un excellent Peintre, ou un Sculpteur $çavant,repreſente par le moyen de ſes couleurs, ou de ſonciseau : parce que le Sculpteur & le Peintre cher-chent, en travaillant, à donner de la vie à leur ou-vrage, & à luy inspirer de la beauté & de la grace,en imitant le mieux qu'il leur est possible l'objetqu'ils ont devant eux ; au lieu que ce moule quie$t le $eul arti$an de ces autres portraits, ne peutrepre$enter que ce qu'il rencontre & ce qu'il trou-ve capable d'estre imprimé.Voilà pourquoy dans ces figures moulées surle naturel, la grace & ce je ne sçay quoy n'ontgarde de s'y appercevoir, puisque cette grace n'es-tant autre chose que la representation des mou-vemens interieurs de l'ame points à la beauté desparties du corps, comme je vous ay dit, elle ene$t privée par l'éloignement des e$prits interieursqui en ſont la ſource.Il y a donc bien de la diférence, je ne dis pasentre un excellent Peintre ou un habile Sculpteur,& ceux qui moulent ces $ortes de figures $ur lenaturel, dont je compte la science pour rien ;mais je dis entre un vi$age moulé & un portraitpeint par un excellent homme, ou ces belles me-dailles, telles que nous en voyons du Roy &E ij