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Tom. 1 (1685)
Entstehung
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 31de la nature, on voit des beautez qui n'ont ni lagrace, ni ce je ne ſçay quoy qui rend certaines per-sonnes ou certains ouvrages plus agréables qued'autres qui ſont néanmoins plus parfaits.Quelle diférence, reprit Pymandre, mettez-vous donc entre la grace & la beauté, & com-ment les $eparez-vous l'une de l'autre ? Car $i labeauté vient de la proportion des parties, la gracepeut-elle $e trouver dans des $ujets qui ne $ont nibeaux ni proportionnez?Je puis vous dire en peu de mots, luy repartis-je, la diférence qu'il y a entre ces deux charman-tes qualitez. C'est que la beauté naist de la pro-portion & de la $imetrie qui $e rencontre entreles parties corporelles & materielles. Et la grace De la beauté& de la grace.s'engendre de l'uniformité des mouvemens inte-rieurs cauſez par les affections & les ſentimens del'ame.Ainſi quand il n'y a qu'une ſimetrie des partiescorporelles les unes avec les autres, la beauté quien résulte est une beauté sans grace. Mais lorsqu'à cette belle proportion on voit encore un rap-port & une harmonie de tous les mouvemens in-terieurs, qui non seulement s'unissent avec lesautres parties du corps, mais qui les animent &les font agir avec un certain accord & une caden-ce tres-juste & tres-uniforme : alors il s'en engen-dre cette grace que l'on admire dans les per$on-nes les plus accomplies, & $ans laquelle la plusbelle proportion des membres n'e$t point dans $a-