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Tom. 1 (1685)
Entstehung
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26
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I. ENTRETIEN SUR LES VIES26pour juger de la ſcience des hommes, il faut com-parer leurs Ouvrages les uns aux autres ; & quequand on fait des entreprises de grande impor-tance, on ne doit point avoir de considerationpour une per$onne plûto$t que pour une autremais préferer à tous celuy qui a le plus de merite& de capacité. Aussi je ne doute pas qu'on n'ap-porte toute ſorte de ſoin dans ce qu'on entrepren-dra au Louvre, & que pour cela on ne fa$$e choixdes hommes les plus excellens.Celuy, repris-je, qui pour faire l'emblêmed'un Architecte a repre$ente la figure d'un hom-me qui n'a point de mains, mais qui a de bonsyeux & de grandes oreilles, n'a pas à mon senstout-à-fait bien exprimé sa pensée. Car un sça-vant Architecte doit sans doute avoir des mainspour travailler & pour tracer ses desseins : maiscét emblême convient mieux à un Prince quifait bastir, ou à un Surintendant & Ordonna-teur des ba$timens, le$quels n'e$tant point en e$tatde travailler eux-mesmes, n'ont besoin que debons yeux pour juger de ce que l'on fait, & d'o-reilles pour recevoir les avis & les con$eils de tou-tes les per$onnes capables d'en donner de bons.Car il est certain que comme la gloire d'unRoy paroi$t dans les cho$es qui re$tent de luy à laposterité : de mesme l'honneur de celuy qui estpréposé à la conduite des bastimens d'un grandPrince, con$i$te dans la belle éxécution des cho-ses qu'il fait faire ; & il suffit d'une riche piece