ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 25pour vouloir déferer aux avis des per$onnes do-ctes. Vitruve $e plaignoit de $on temps de ce qu'ily avoit des gens qui fai$oient des cho$es tout à-fait barbares & ridicules, croyant paroi$tre plushabiles que les Mai$tres, en s'éloignant de leurmaniere, & en mépri$ant leurs préceptes. Mais ilseroit à souhaiter que de telles personnes com-prissent bien que ces grands hommes n'ayantpoint eû d'autre regle que la rai$on me$me, onne peut mieux faire que de les imiter, lors qu'onn'a pas a$$ez de lumiere pour $e conduire $oy me$-me. Ou plûto$t je de$irerois qu'ils $ceu$$ent quela premiere étude des Ouvriers doit estre d'ap-prendre à connoi$tre cette regle infaillible qui e$tla maistresse des sciences & des arts, & la regleavec laquelle toutes les autres $e me$urent.Cependant quoy-que l'Architecture ne conſiſtepas en vains caprices & en imaginations fanta$ti-ques, mais en ſolides raiſonnemens & veritablesdémonstrations ; on voit néanmoins que la plus-part du monde se laisse plûtost surprendre auxpenſées bizarres d'un homme imaginatif, qu'à laraiſonnable conduite d'un homme ſçavant, puisque la $eule qualité de Pere & une réputation malfondée fit que l'Eglise de Saint Louïs ne fut pasachevée par ce Frere qui en avoit donné le preFrere Martelmier dessein, & qui par ses autres œuvres a fait Ange-voir combien il e$toit plus habile & plus judi-cieux que le Pere qu'on luy préféra.Cela montre bien en effet, dît Pymandre, queTome I.
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