Druckschrift 
3 (1684)
Seite
333
Einzelbild herunterladen
 

ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 333agreablement, & qu'il y ait une varieté detons, & de voix qui frapent l'oreille avec dou-ceur ; autrement on s'ennuyera bien-tost, &l'on preferera $ouvent une $imple chan$onagreable, à un grand air.Or il est vray que Freminet n'avoit pasune maniere de peindre qui peut plaire à toutle monde. Elle estoit comme je vous ay ditfierre & terrible ; donnant à ses figures desmouvemens trop forts & marquant telle-ment les mu$cles qu'ils paroi$$ent ju$ques $ousles draperies. Deſorte que ſes ordonnances ſontpresques toujours d'actions estudiées & re-cherchées à la maniere des Florentins, &non pas naturelles & aisées. C'est pourquoyon regarde avec plus de plaisir les Tableauxde FRANÇOIS PORBUS qui travailloit à Parisdans le temps de Freminet ; quoy qu'à direvray, il n'y ait pas dans ce que Porbus a peint,ny un grand feu, ny une force de dessein,mais $eulement une beauté de pinceau quiplaist à tout le monde. Bien qu'il eust estéen Italie, il garda beaucoup de la manie-re de son pere qui estoit son premier mai-stre. Car il estoit fils de François Porbus Pein-tre de Bruges, & petit fils de Pierre, de$quelsje vous ay parlé. Il a fait de grandes composi-Tt iij

FR. POR-Bus.