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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES.311nuës par sa presence, tant il est vray qu'onPIN.ne juge équitablement du merite des hom-mes, & de ce qu'ils ont esté, que lors qu'ilsne sont plus au monde ; & que la faveur &l'envie qui les abandonnent, lai$$ent la liber- de dire ce qu'on en pense.On peut donc regarder Joseph Pin, in-terompit Pymandre, comme un Peintre quia esté en vogue, & qui avoit du credit à laCour de Rome, mais qui n'a jamais acquisun veritable honneur, puisque l'honneur est Cic.in Bruk.la récompense de la vertu & du merite défe-rée à quelqu'un par le jugement, & par l'a-mour de tout le peuple. Ce qui fait que ce-luy qui obtient cette recompenſe par des voyeslegitimes paſſe pour un honneſte homme, &qu'au contraire ceux qui n'ont recherché quedu credit & de l'estime, & qui pour en ac-querir, ont (s'il faut ainſi dire) forcé les loix& violenté les esprits, n'ont jamais possedéqu'une fausse reputation. Peut-estre mesmeque si le Peintre dont vous venez de parlerse fust contenté de s'eslever par les degrez or-dinaires, & qu'il eu$t tenu le chemin que tantd'autres excellens hommes ont suivy, il eustjouy d'une plus grande gloire, parce qu'ayantacquis de l'honneur par la liberté des ſuffra-