ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 179preſent, où tous les jours on apperçoit duchangement.Tout beau, luy dis-je, vous allez plus loinqu'on ne veut. Car ſi les accommodemens quenous condamnons estoient conformes aux su-jets, nous n'y trouverions rien à redire; puiſquequelques beaux que soient les habits des an-ciens Romains, nous ne les approuverions pas$i l'on s'en $ervoit dans une hi$toire de ces der-niers temps, & où il falluſt repreſenter ce qui ſepaſſe aujourd'huy en France. Je ſçay bien quenos habits ordinaires ne sont pas toujours a-antageux ; que nos modes qui changent ſi ſou-vent, les font paroiſtre ridicules & extravagansà mesure que nous les quittons. Cependantvous m'avoüerez que quand il est questionde peindre une histoire, la maniere de ve-stir les figures n'est pas moins necessairepour l'intelligence du ſujet, que toutes les au-tres circonstances qui doivent l'accompa-gner, & dont l'on veut instruire la posteri-té. Les habits distinguant particulierementchaque nation, font auſſi connoiſtre la qua-lité des personnes, & marquent les âges & lestemps.Pour traiter les choſes dans la verité, il eſtimportant de ne s'éloigner jamais de tout ceZ ij
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