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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 151Je ne doute pas, repliqua Pymandre, que PAUL VE-RONESE.parmy tous ces peuples il n'y ait eu des ma-nieres differentes de se mettre à table ; les litsmesmes n'ont pas esté de tout temps en usagechez les Romains. Pline nous apprend qu'aucommencement de la Republique ils ne cou-choient que $ur des pailla$$es ; mais comme lesbornes de l'Empire vinrent à s'estendre, cespeuples plus puiſſans & plus riches, cherche-rent davantage à se mettre à leur aise : & leluxe s'accreut de telle ſorte, que leurs eſclavese$toient ince$$amment occupez à leur prepa-rer de nouveaux plaisirs.Marcellus ayant pris Syracuſe en apporta lamolesse avec les tresors. Ce fut aussi en Asiequ'ils trouverent l'invention de tant de meu-bles precieux. Ils y virent ces sortes de litsgarnis de bronze ; ces belles tables ; ces richesPline I. 33.bullets. Ils y apprirent la delicateſſe & la ſom-chap. 12. &ptuosité des banquets, & à se servir de Mu-34. ch. 30siciens & de Baladins dans leurs repas: Et nonseulement ils s'efforcerent de les imiter, maisdans la $uite des temps ils les ſurpaſſerent en-core dans toute ſorte de luxe & de plaiſirs. CarIl mourutapres avoir acheté les richesses du Roy * Attale,environ626. ansils firent venir de toutes les parties de l'Orientaprés lades tortües de mer, pour de leurs escailles en fondationde Rome.