ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 149ſont peints, on peut encore conſiderer la beauté des habits, la richesse des vases, & les autres accompagnemens, qui repreſentent dansces fe$tins une magnificence au$$i grande quetout ce qu'on a écrit autrefois de ceux du RoyAſſuerus, & de tant d'autres ſi celebres dansl'histoire.Je sçay bien, dit Pymandre, que les An-ciens estoient tres-somptueux dans leurs ban-quets, que le luxe paroiſſoit non ſeulementdans le service de leurs tables, & dans la di-versité des vases dont leurs buffets estoientparez, mais encore dans tous leurs autres meu-bles. Cependant comme vous avez parlé aſſezde fois de la convenance qu'un Peintre doitgarder dans ses tableaux pour faire qu'onn'y voye rien qui ne soit conforme au sujetqu'il traitte. Je ne $çay $i dans ceux de PaulVeronese on peut dire qu'il ait bien obser-vé les choses comme vraisemblablement ellesdoivent estre ; parce qu'il me souvient d'enavoir veu quelques copies, où la magnificen-ce égaloit comme vous venez de dire celle desplus grands Princes : ce qui ne peut convenira des particuliers tels qu'estoient Simon &Levy, ny à ceux qui convierent à leurs nôcesJesus-Christ & la Vierge. Je l'estimerois s'ilT iij
PAUL Vs.RONESE.