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3 (1684)
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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. IIIcateſſe de ſon pinceau, qu'à conſiderer le me-rite de son sujet. Quintilien blame Ovide decette trop grande delicateſſe.Si vous voulez, dit Pymandre, que lesPeintres imitent les Poëtes, il faut pourtant,selon le sentiment des doctes qu'il y ait dansleurs tableaux quelque choſe d'agreable & detouchant au$$i-bien que de grand & de fort.Il est vray, répondis-je, mais cet agreable doitnaistre toujours du sujet que l'on traitte, nonpas des choſes étrangeres : Car l'on ne pretendpas retrancher les choses belles, quand ellessont propres aux lieux où on les met, mais l'oncondamne ceux qui gastent un sujet qui de soyest noble & grand, parce qu'ils s'arrestent tropà la recherche des ornemens de certaines peti-tes parties inutiles. Si je voulois nommer desPeintres que vous connoissez, je vous produi-rois des exemples de ces deffauts dans quel-ques-uns de leurs ouvrages, qui me viennentpreſentement dans l'eſprit, mais j'aime mieuxvous les faire voir quelque jour dans des ta-bleaux anciens.Alors nous estant levez pour nous appro-cher de la fenestre. Tout ce que vous venez deremarquer, dit Pymandre, fait connoistre ladifficulté qu'il y a d'estre un grand Peintre. Car