ET LES OUVRAGES DES PEINTRES.le regarder, se tournant vers moi, me dit :Est-ce vn charme que ceci? Ne suis-je pointdans vn lieu enchanté? Et ce Palais peut-ile$tre le Palais des Tuilleries, où quand je suisparti de Paris il n'y avoit rien de tout ce queje vois? Ne m'avez-vous point conduit sansque je m'en sois apperçû dans cette Sale desmachines, où les yeux & la raison mesme setrouvent $i fort trompez, que je pourrois biencroire que ces baſtimens, & tout ce que je vois,seroit plu$to$t vn effet des admirables change-mens qui s'y font, que de veritables édifices?Pymandre voiant que je ne lui répondoisrien : Hé quoi, poursuivit-il, en regardantautour de lui ; Où e$t cette ruë $i e$troite, paroù l'on venoit du quartier de S. Honoré ? Oùsont ces grands foslez revestus de pierres, quiservoient autrefois de clôture au Jardin quiaccompagnoit cette Maison ? Qu'est devenuëcette grande Place, où l'on couroit les Testesil n'y a que trois ou quatre ans ? Qu'a-t-on faitenfin de tout ce qui étoit ici il y a si peu dejours, & que je n'y vois plus? Tout cela peut-il avoir si promtement changé de forme sansle secours de la magie?Alors ne pouvant m'empêcher de sourire :En effet, lui dis-je, tout ce que vous voiezA ij
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