ENTRETIENS SUR LES VIESquitter Paris pour $es affaires particuliéres, nousdemeurâmes prés de six mois sans nous voir.Eſtant de retour de ſon voyage, vne des premié-res cho$es qu'il me demanda, ce fut en quel e$tatestoient les Bastimens du Louvre. Je ne puisluy dis-je, vous en rien dire : il faut que vousaiez le plaisir de voir ce que l'on a fait auxTuilleries pendant vostre absence ; & si vousn'avez point d'affaire qui vous retienne, nouspourrons, si vous voulez, employer le reste dujour à vi$iter cét agréable Palais.Je n'eus pas si-tost parlé, que me prenant lamain, allons, me dit-il, ne tardons pas davan-tage ; il y a trop long-temps que je souhaite devoir ces Ba$timens, qui font aujourd'huy l'en-tretien de tout le monde.Quand nous fûmes arrivez dans la Placequi est devant les Tuilleries, & que nous pû-mes voir toute la face qui est depuis la gran-de Gallerie jusques au bout de la Sale desMachines, ou l'on a déja commencé vne autreGallerie pareille à celle qui est du costé de lariviére, nous nous arrestâmes pour considé-rer d'vne $eule veûë tout ce grand Ouvrage.Pymandre, qui avoit toûjours e$te ab$ent pen-dant qu'on avoit travaillé à ce Palais, demeu-ra surpris ; & aprés avoir esté quelque temps à
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