ENTRETIENS SUR LES VIESn'est qu'vn enchantement. Vous n'estes pasoù vous penſiez être : Paris eſt plein de préſti-ges, & l'on n y voit plus ce qu'on y voioit au-trefois.Mais vous ſerez encore bien plus eſtonnéquand vous aurez veû les dedans de ce Palais.Cependant regardez bien, je vous prie, sabeauté exterieure ; obſervez-en toutes les par-ties ; & pour en mieux juger, entrez s'il sepeut dans les mêmes considérations qu'on aeuës de les faire de la sorte qu'elles sont.Nous étant approchez de l'entrée du Vesti-bule, Pymandre s'apperçût que l'ancien Esca-lier n'y e$toit plus. Il fut surpris de voir, qu'aulieu de descendre comme on faisoit autrefoispar vn endroit a$$ez difficile & a$$ez ob$cur,pour traverser ce Palais, l'on trouve presente-ment vn grand lieu ouvert & dégage, d'où laveuë s'échapant par les arcades qui sont au mi-lieu du Vestibule, se porte avec plaisir dans leJardin des Tuilleries, qui forme vne perspective si agréable, que l'Art & la Nature n'ontjamais rien fait de plus beau ni de plus sur-prenant. Je vois bien, me dit-il, qu'on a eûraison d'o$ter l'ancien E$calier, pui$que quel-que excellent qu'il fût, il ne pouvoit subsi-ster dans le lieu où il estoit, sans gaster toute
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2 (1672)
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