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329l'Infidelle s'eſt vu partout envelopper,Et je n'ai pû trouver de place pour frapper.Chacun se disputoit la gloire de l'abbatre.Je l'ai vû dans leurs mains quelque temps se débattre.Tout sanglant à leurs coups voulant se derober,Mais enfin à l'Autel il est allé tomber."Le Troyen est sauvé. Mais partons le temps presse.L'Epire tost ou tard satisfera la Grece:" Cependant j'ai voulu qu'Andromaque aujourd'hui"Honorât mon triomphe, & répondit de lui.Du peuple épouvanté la foule fugitiveM'a laissé sans obstacle enlever ma Captive,Et regagner ces lieux, où bien-tost nos AmisViendront couverts du sang, que je vous ai promisHERMIONNE.Qu'ont-ils fait !ORESTE.Pardonnez à leur impatience.Ils ont, je le vois bien, trahi votre vengeance.Vous vouliez que ma main portât les premiers coups,Qu'il sentit en mourant qu'il expiroit pour vous.Mais c'est moi, dont l'ardeur leur a servi d'exemple.Je les ai pour vous seule entraînez dans le Temple,Madame, & vous pouvez justement vous flatterD'une mort, que les Grecs n'ont fait qu'exécuter.Vous seule avez poussé les coupsHERMIONNE.Tai-toi, perfide,Et n'impute qu'à toi ton lâche Parricide.Va faire chez tes Grecs admirer ta sureur,Va, je la désavoue, & tu me fais horreur.Barbare qu'as-tu fait? avec quel furieAs-tu tranché le cours d'une si belle vie?Avez-vous pû, cruels, l'immoler aujourd'hui,Sans que tout votre sang se soulevât pour lui?