330Mais parle. De son sort qui t'a rendu l'arbitre?Pourquoi l'assassiner ? Qu'a-t'il fait ? A quel titre?Qui te l'a dit:ORESTE.O Dieux ! Quoi ne m'avez-vous pasVous-même, ici, tantôt, ordonné son trépas?HERMIONNE.Ah ! Falloit-il en croire une Amante insensée :Ne devois-tu pas lire au fond de ma pensée :Et ne voyois-tu pas dans mes emportemens,Que mon cœur démentoit ma bouche à tous momensQuand je l'aurois voulu falloit-il y souscrire?N'as-tu pas dû cent fois te le faire redire,Toi-même avant le coup me venir consulter,Y revenir encore, ou plutôt m'éviter?Que ne me laiſſois-tu le ſoin de ma vergeanceQui t'amene en des lieux, où l'on fuit ta présence?Voilà de ton amour le détestable fruit.Tu m'apportois, Cruel, le malheur qui te suit.C'est tor, dont l'Ambassade à tous les deux fatale,L'a fait pour son malheur pancher vers ma Rivale.Nous le verrions encor nous partager ses soins,Il m'aimeroit peut-être, il le feindroit du moins.Adieu. Tu peux partir. Je demeure en Epire.Je renonce à la Grece, à Sparte, à son Empire,A toute ma Famille. Et c'est assez pour moi,Traitre, qu'elle ait produit un monstre comme toi.„Allons, Madame, allons. C'est moi qui vous délivre.» Pyrrhus ainsi l'ordonne, & vous pouvez me suivre.„ De nos derniers devoirs allons nous dégager."Montrons qui de nous deux sçaura mieux le vanger.
INTRMADADerce: Ourpremierpremiergrisonccentencereme à 1###2731