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Troisième Partie (1746)
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222Reflexions critiquesfois, & la personne même qui parle, &celle qui ecoute. Qu'on empêche unhomme vif de ge$ticuler en parlant, $onexpression devient languissante, & lefeu de son éloquence s'éteint? D'unautre côté l'Orateur que nous voyons& que nous entendons en même temsnous remuë bien davantage, que celuidont nous entendons la voix, mais dontnous ne voyons pas les gestes. Mais il estrare que le geste naturel signifie quelquechose distinctement, quand on le faitsans parler. Cela n'arrive même qu'endeux cas. En premier lieu, cela arrive,lorsque le geste naturel signifie une af-fection, comme un mal de tête ou del'impatience. Mais le geste naturel nesuffit pas même alors pour donner àconnoître les circonstances de cette af-fection. En second lieu, le geste naturelsignifie quelque chose sans le secours dela parole, lorsqu'on reconnoît ce gestepour être la même démonstration quiaccompagne ordinairement une certai-ne phrase. Alors on suppose que celuiqui fait ce geste, y joint l'intention dedire ce qu'on dit ordinairement en fai-sant cette démonstration. Le geste despeuples qui sont a notre Midi, étantplus marqué que le nôtre, il est beau-