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sur la Poësie & sur la Peinture. 221Caton avoit reproché d'être un Danseur,que l'usage de la Saltation n'était tolerédans les hommes graves, qu'à la faveurde bien des circonstances.Revenons à Quintilien. Cet Auteurdit encore dans un autre endroit, qu'ilne faut pas qu'un Orateur prononcecomme un Comédien, ni qu'il fasse sesgestes comme un Danseur. (a) Non Co-madum in pronunciatione, non saltatoremin ge$tu facio. Voici, $uivant les apparen-ces, une de ses raisons.Les gestes que l'art appellé Saltatio,enseignoit, n'étoient point toujours desge$tes $ervans uniquement à donner bon-ne grace, & s'il est permis de s'expliquerainli, des ge$tes vuides de $ens, mais $ou-vent des geſtes qui devoient ſignifier quel-que choſe intelligiblement, des geſtes quidevoient parler. Or les geſtes ſignificatifssont de deux espéces. Les uns sont desgeſtes naturels, & les autres ſont des geſ-tes artificiels.Les gestes naturels sont ceux donton accompagne naturellement son dis-cours, & dont on se sert en parlant. Cegeste, qui, pour user d'une expressionpoëtique, parle aux yeux, donne bienplus de force au discours. Il anime à la(a) Quint. lib. prim. cap. 14.K iij