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Troisième Partie (1746)
Entstehung
Seite
155
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sur la Poësie & sur la Peinture. 155tems? Qu'on juge si je change rien ausens de Cicéron. Nous avons vu, dit-il,introduire sur la scéne, à la place de lamusique simple & grave, des piéces deNœvius & de Livius Andronicus, unemusique si pétulante, que les Acteurs.pour suivre la mesure, sont obligez des'agiter, de faire des roulemens d'yeux& des contorsions de tête, en un mot,de se démener comme des forcenez.C'est ainsi qu'il s'explique, après avoirdit que Platon n'a point tout-à-fait tort.lorsqu'il soutient qu'on ne sçauroitchanger la musique dans un pays, sansque ce changement produi$e une altéra-tion sensible dans les mœurs des habi-tans. (a) Ego nec tam valdè id timen-dum, nec planè contemnendum puto. Illaquidem musica quae solebat quondam comple-cti severitatem jucundam Livianis & Nae-vianis modis, nunc videtis ut eadem exul-tent, cervices oculosque pariter cùm modo-rum flexionibus torqueant. Nous avons dé-ja vu que le geste des Comédiens des an-ciens étoit aussi assu'etti à la mesure quela récitation même.On commençoit donc du tems deCicéron à changer la déclamation théâ-trale. Cent ans après Cicéron, Quinti-(a) Cic. de Leg. lib. 2.G vj