Réflexions critiques154lerions de la déclamation des vers deCorneille qui est arbitraire. Cicéronparle de la déclamation des vers dra-matiques comme d'une mélodie cons-tante, suivant laquelle on prononçoittoujours ces vers. Il en parle commed'une beauté, pour ainsi dire, aussi in-hérente aux vers qu'il cite, que la beauté qui résultoit du sens qu'ils renfer-ment, & du choix des mots dont ilssont composez. Cicéron, après avoirrapporté quelques vers d'une Tragédie.dit, voilà des vers excellens. Les $enti-mens, l'expression, la modulation, touty respire le deuil. (a) Præclarum carmen,est enim rebus, verbis & modis lugubre.C'est ainsi que nous louërions un récitdes Opera de Lulli.Ciceron, dans pluſieurs endroits de ſesouvrages, parle des pièces de théâtre deLivius Andronicus, d'Ennius & de Noe-vius, srois Poëtes qui vivoient environdeux cens ans avant lui, comme d'unedéclamation composée, dans le temsqu'ils avoient mis leurs piéces au théâtre& laquelle on suivoit encore cependantdans le tems qu'il écrivoit. Si cette dé-clamation n'eût point été couchée parécrit, auroit-elle pû se conserver si long(e) Prof. Tasc. IIb. 5.
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