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Troisième Partie (1746)
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156Reflexions critiqueslien trouvoit déja cette déclamation siremplie de tons efféminez & si laſcive,qu'après avoir décidé qu'il faut faireapprendre la musique aux enfans, ilajoute, qu'il n'entend point dire qu'ilfalle leur faire prendre le goût de lamusique, qui de son tems régnoit surla scéne. Ses chants, continuë t'il, sontsi remplis d'impudence & de lascivetéqu'on les peut accuser d'avoir beaucoupcontribué à étousser le peu de courageviril qui nous restoit. (a) Non hanc à mepraecipi quae nunc in scenis effeminata & im-pudicis modis fracta, non ex parte minimaſi quid in nobis virilis roboris manebat,excidit. Tous les anciens étoient per-suadez que le caractere de la musiquequi étoit le plus en usage dans un cer-tain pays, influoit beaucoup sur lesmœurs de ses habitans. Oserons-nouscondamner une opinion si générale surdes choses de fait, & qui se passoientsois les yeux de ceux qui les ont écrites,quand nous n'avons qu'une connoissan-ce imparfaite de la musique des an-ciens ? J'en appellerois à la Philosophie,dont notre ſiécle fait particuliérementprofession. On peut même observer aujourd'hui dans les lieux les habitans(4) Quint. Inst. lib. prim. cap. 2.