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sur la Poësie & sur la Peinture. 93intermedes. J'ai souvent tâché de com-prendre les raisons qui obligeoient des "hommes aussi habiles & aussi délicats «que les Athéniens, d'aſſocier la muſi-que & la danſe aux actions tragiques, «& après bien des recherches pour dé-couvrir comment il leur avoit paru na «turel & vraisemblable, qu'un choeur quireprésentoit les spectateurs d'une action, «dansât & chantât sur des événemens sitouchans & si extraordinaires, j'ai trou-vé qu'ils avoient suivis en cela leur na- «turel, & cherché à contenter leur su «perstition. Les Grecs étoient les hom-mes du monde les plus ſuperſtitieux, &les plus portez à la danſe & à la muſi-que, & l'éducation fortifioit cette in-clination naturelle. »Je doute fort que ce raisonnementexcusât le goût des Athéniens, supposéque la muſique & la danſe, dont il eſt par-lé dans les Auteurs anciens, comme d'a-grémens absolument nécessaires dans lareprésentation des tragédies, eussent étéune danse & une musique pareilles à no-tre danse & à notre musique ; maiscomme nous l'avons déja vu, cette mu-$ique n'étoit qu'une $imple déclamation ;& cette danse, comme nous le verrons,n'étoit qu'un gesté étudié & assujetti.