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Troisième Partie (1746)
Entstehung
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Reflexions critiques92 vers, elle le peut encore plus sans musi- que. Il faut même avoüer que nous ne" comprenons pas bien comment la mu- sique a jamais être considérée com- me faiſant en quelque ſorte partie de la Tragédie; car s'il y a rien au mon- de qui paroisse étranger & contrairemême à une action tragique, c'est lechant : N'en déplaise aux inventeurs des Tragédies en musique, poëmes aussi ridicules que nouveaux, & qu'on» ne pourroit souffrir, si l'on avoit le» moindre gout pour les piéces de théâ-tre, ou que l'on n'eût pas été enchan- & séduit par un des plus grands» Musiciens qui ayent jamais été. Car lesOpera sont, si je l'ose dire, les grotes-" ques de la Poësie; d'autant plus insup-» portables, qu'on prétend les faire pas-5) ser pour des ouvrages réguliers. Aris- tote nous auroit donc bien obligez de nous marquer comment la musique a» être jugée nécessaire à la Tragédie. Au lieu de cela, il s'est contenté de di-»re simplement, que toute sa force étoit connue : ce qui marque seulement que tout le monde étoit convaincu de cet-» te nécessité, & sentoit les effets mer-» veilleux que le chant produisoit dans ces poemes, dont il n'occupoit que les