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Troisième Partie (1746)
Entstehung
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28Réflexions critiquesve, c'est-à-dire, que deux syllabes bre-vres ne devoient point durer plus long-tems dans la prononciation, qu'unelongue ; & qu'une syllabe longue devoitdurer aussi longtems que deux breves.La ſyllabe breve valoit un tems dans lamesure, & la syllabe longue en valoitdeux. Les enfans n'ignorent pas, ditQuintilien, que la longue vaut deuxtems, & que la breve n'en vaut qu'un.Longuam esse duorum temporum, brevemunius, etiam pueri ſciunt. (aCette proportion entre les syllabeslongues & les syllabes breves, étoit aussiconſtante que la proportion qui eſt au aujourd'ui entre les notes de différentevaleur. Comme deux notes noires doi-vent dans notre musique durer autantqu'une blanche, dans la musique des an-ciens deux syllabes breves duroient niplus ni moins qu'une longue. Ainsi lors-que les Musiciens Grecs ou Romainsmettoient en chant quelque composi-tion que ce fût, ils n'avoient pour lamesurer, qu'à se conformer à la quan-tité de la syllabe sur laquelle ils posoientchaque note. La valeur de la note étoitdéja décidée par la valeur de la syllabe.Voilà pourquoi Boëce (b) qui a vécu sous(a) Iust lib. 9. c. 4. (b) De Mus. l. 4. 3.