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sur la Poësie & sur la Peinture. 443de du même mouvement dont ils battentla charge.Les symphonies de nos Opera, &principalement les symphonies des Ope-ra de Lulli, le plus grand Poëte en mu-$ique dont nous ayons des ouvrages, ren-dent vraisemblables les effets les plus sur-prenans de la Musique des anciens. Peut-être que les bruits de guerre de Theséeles sourdines d'Armide, & plusieurs au-tres symphonies du même Auteur au-roient produit de ces effets qui nous pa-roissoient fabuleux dans le récit des Au-teurs anciens, si on les avoit fait enten-dre à des hommes d'un naturel aussi vifque des Athéniens, & cela dans des spe-ctacles où ils eussent été émus déja parl'action d'une Tragédie. Nous-mêmes nesentons-nous pas que ces airs font surnous l'impression que le Musicien a eul'intention de leur faire produire ? Nesentons-nous pas que ces symphonies nousagitent, nous calment, nous attendris-sent, enfin qu'elles agissent sur nous, àpeu près comme les vers de Corneille &ceux de Racine y peuvent agir.Si l'Auteur anonime du Traité DePoematum cantu & viribus Rithmi, queje crois être Isaac Vossius, parce que sesamis me l'ont dit, & parce que cet ou-T vj