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Premiere Partie (1746)
Entstehung
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299
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sur la Poësie & sur la Peinture. 299une nouvelle langue, ils ont dû, suivantl'instinct de la nature, faire ce que fontencore aujourd'hui les hommes qui nesçauroient trouver le mot dont ils ont be-soin pour exprimer quelque chose. Ils sedonnent à entendre en contrefaisant lebruit que fait la chose, ou en mettantdans le son imparfait qu'ils forment,quelque ton qui ait le rapport le plus mar-qué qu'il soit possible, avec la chose qu'ilsveulent donner à comprendre, sans pou-voir la nommer. C'est ainsi qu'un étran-ger qui ne sçauroit pas comment le ton-nerre s'appelle en François, suppléroità ce mot par un son qui imiteroit, autantqu'il seroit possible, le bruit de ce méteo-re. C'est apparemment ainsi que les an-ciens Gaulois avoient formé le nom decocq, dont nous nous servons aujourd'huidans la même signification qu'eux, enimitant dans le son du mot le son du bruitque cet oiseau fait par intervalles. C'estencore ainsi qu'ils ont formé le mot debec qui signifioit la même chose chez euxque chez nous.Ces sons imitatifs auront été mis enusage, principalement quand il aura falludonner des noms aux $oupirs, au rireaux gémissemens, & à toutes les expres-sions marticulées de nos sentimens & deN vj