Réflexions critiques250aux Jeux Pythiens, parce que ces jeuxne furent instituez que plusieurs siéclesaprès Oreste. Mais il est plus facile auxPoëtes de traiter cette exactitude de pé-danterie, que d'acquérir les connoissancesnécessaires pour ne point faire de fautespareilles à l'erreur qu Aristote reproche àSophocle.SECTION XXX.De la vraiſemblance en Peinture,& des égards que les Peintres doi-vent aux Traditions reçuës.L eſt deux ſortes de vraiſemblance enPeinture, la vraisemblance poëtique& la vraiſemblance mécanique. La vrai-semblance mécanique consiste à ne rienreprésenter qui ne soit possible, suivantles loix de la ſtatique, les loix du mou-vement, & les loix de l'optique.Cette vraiſemblance mécanique conſi-$te donc à ne point donner à une lumiered'autres effets que ceux qu'elle auroitdans la nature : par exemple, à ne lui pointfaire éclairer les corps sur lesquels d'au-tres corps interposez l'empêchent detomber. Elle consiste à ne point s'éloi-
###