sur la Poësie & sur la Peinture. 249tragiques de la Grece de ces fautes quinuisent à la vraisemblance de leurs sup-positions, en combattant des véritez cer-taines & connuës. Paterculus (a) repro-che même à ces Poëtes, comme une er-reur grossiere, d'avoir appellé Thessaliecette partie de la Grece qui fut ainſi nom-mée dans la suite, en des tems où ellene portoit pas encore ce nom. Quo nomi-ne mirari convenit eos, qui, Iliaca compo-nentes tempora, de ea regione ut Thessaliacommemorant; quòd cùm alii faciant Tragi-ci, frequentissimè faciunt, quibus minimiid concedendum est, nihil enim sub personaPoetae, sed omnia sub eorum, qui illo tem-pore vixerunt, dixerunt. En effet la fautechoque d'autant plus dans le Poëte tra-gique, qu'il la fait commettre à un per-sonnage qui vivoit dans des tems où ilne pouvoit point faire cette faute. Nouspouvons encore confirmer notre senti-ment par ce qu'Ariſtote dit (b) au ſujetde la vrai$emblance historique qu'il fautgarder dans les Poëmes. Il blâme ceuxqui prétendent que l'exactitude à se con-former à cette vraisemblance, soit uneaffectation inutile, & même il reprendSophocle d'avoir fait annoncer dans laTragédie d'Electre qu'Oreste s'étoit tué(a) Lib. prim. hist. (b) Poëtic. chap. 15.L.v.
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