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Seconde Partie (1746)
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510
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510 Réflexions critiquesplus clairs-voyans que les autres, queparce qu'ils n'étoient pas encore assezéclairez. Ils ont conçu que le mondeavoit raison de penser comme il pensoitdepuis plusieurs siécles, que si la répu-tation des anciens pouvoit être affoiblie.il y avoit déja longtems que la fumée duflambeau du tems, l'auroit, pour ainsidire, obscurcie ; en un mot que leur zéleétoit un zéle inconsidéré.Un jeune homme qui entre dans unemploi considérable, débute par blâ-mer l'administration de son prédéces-seur. Il ne sçauroit comprendre que lesgens sages l'ayent loüé, & il se prometd'empêcher le mal, & de procurer lebien mieux que lui. Les mauvais suc-cès de ses tentatives pour réformer lesabus, & pour établir l'ordre qu'il avoitimaginé dans son cabinet, les lumieresque donne l'expérience, & qu'elle seulepeut donner, lui font bien-tôt connoîtreque son prédécesseur s'étoit bien conduit,& que le monde avoit raison de le loüer.De même nos premieres méditationsnous révoltent quelquefois contre lesopinions que nous trouvons établies dansla république des Lettres ; mais des ré-flexions plus sensées sur la maniere dontces opinions se sont établies, des lumie-

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