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sur la Poësie & sur la Peinture. 509du moins il a été dit. Mais ils demeu-rent toujours entre les mains des hom-mes. Ils ne sont pas plus exposez à êtredégradez qu'à périr, comme une partiea péri dans les dévastations des Barba-res. L'impression en a trop multiplié lesexemplaires, & quand l'Europe seroitbouleversée au point qu'il n'y en restâtplus, les Bibliothéques qui sont dans lesColonies des Européans établies en Amé-rique & dans le fond de l'Asie, conser-veroient à la postérité ces monumens pré-cieux.Je reviens aux Critiques. Quandnous remarquons des défauts dans unlivre reconnu généralement pour unlivre excellent, il ne faut donc paspenser que nous soyons les premiers dontles yeux ayent été ouverts. Peut-êtreles idées qui nous viennent alors, sont-elles déja venuës à bien d'autres, quidans un premier mouvement auroientvoulu pouvoir les publier le jour mê-me, pour désabuser incessamment lemonde de ses vieilles erreurs. Un peude réflexions leur a fait différer d'at-taquer encore si-tôt le sentiment géné-ral qui leur paroissoit une pure préven-tion, & un peu de méditation leur afait comprendre qu'ils ne s'étoient cruY iij