sur la Poësie & sur la Peinture. 511res plus étenduës & plus distinctes surce que les hommes sont capables de fai-re, notre expérience enfin nous rame-ne nous-mêmes à ces opinions. Un Pein-tre François de vingt ans, qui arrive àRome pour étudier, ne voit pas d'a-bord dans les ouvrages de Raphaël unmérite digne de leur réputation. Il estquelquefois assez léger pour dire sonsentiment ; mais un an après, & lors-qu'un peu de réflexion l'a ramené lui-même à l'opinion générale, il est bienfâché de l'avoir dit. C'est parce qu'onn'est pas assez éclairé qu'on s'écartequelquefois de l'opinion commune dansdes choses, dont le mérite peut êtreconnu par tous les hommes. (a) Nihilest pejus iis qui paululum aliquid ultra pri-mas litteras progressi, falsam sibi scientiaepersuasionem induerunt.(a) Quint. lib. 1. cap. 2.44#—Y iij
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