486 Reflexions critiquession à l'antique. Un Chinois qui neconnoîtroit notre siécle que par cettepeinture, s'imagineroit que tous nosSçavans sont d'accord. La vérité est unediroit-il, et l'on ne sçauroit plus s'enécarter. Toutes les voies par lesquel-les on peut s'égarer en y allant, sontfermées. Ces voies sont de mal poserles principes de son argument, ou de ti-rer mal la conséquence de ses principes.Comment s'égarer ? Ainsi tous les Sça-vans, de quelque profession qu'ils soient.doivent se rencontrer au même but. Ilsdoivent tous convenir quelles sont leschoses dont les hommes ne peuventpoint connoître encore la vérite. Tousles Sçavans doivent de même être d'ac-cord dans les choſes dont la vérité peutêtre connuë. Cependant on ne dis-puta jamais plus qu'on dispute aujour-d'hui. Nos Sçavans, ainsi que les Phi-losophes anciens, ne sont d'accord quesur les faits, & ils se réfutent récipro-quement sur tout ce qui ne peut êtreconnu que par voie de rai$onnement.en se traitant les uns les autres d'aveu-gles volontaires qui refusent de voirla lumiere. S'ils ne disputent plus surquelques Theses, c'est que les faits &l'expérience les ont forcez d'être d'ac-
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