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Seconde Partie (1746)
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444
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Réflexions critiques444ges que Despréaux a données à Molie-re & a Racine, concilieront autant desuffrages à ces deux Poëtes dans l'ave-nir, qu elles peuvent leur en avoir pro-curé parmi les Anglois & parmi les Ita-liens nos contemporains.Qu'on ne dise point que la voguela langue Françoise est depuis soixante.dix ans, est la cause de la vogue que nospoësies peuvent avoir dans les pays étran-gers. Les étrangers nous diront eux-mê-mes que ce sont nos poëmes & nos livres,qui plus qu'aucun autre événement,ont contribué à donner à la langue danslaquelle ils sont écrits, un si grand cours,qu'elle a presque ôté à la langue Lati-ne l'avantage d'être cette langue queles nations apprennent par une conven-tion tacite, pour se pouvoir entendre.On peut dire aujourd'hui de la langueFrançoise ce que Cicéron disoit de lalangue Grecque. (a) Graeca leguntur inomnibus ferè gentibus. Latina suis finibusexiguis sanè continentur. Lorsqu'un Mi-nistre Allemand va traiter d'affaire avecun Ministre Anglois, ou un MinistreHollandois, il n'est pas question quellelangue ils employeront dans leurs con-férences. La chose est convenuë depuisC. 7Oist pre Arch.