Druckschrift 
Seconde Partie (1746)
Entstehung
Seite
443
Einzelbild herunterladen
 

sur la Poèsie & sur la Peinture.413les uns & les autres ils soient nez Alle-mands.En Hollande toutes les personnes quiont quelque éducation, sçavent parlerFrançois dès leur jeunesse. L'Etat sesert de cette langue en plusieurs occa-sions, & il applique même son grandsceau à des actes rédigez en François. LesHollandois ont traduit néanmoins nosbons ouvrages, principalement les dra-matiques. Ils ont voulu, pour ainsi dire,les naturaliser Flamands.Le Comte d'Ericeyra, le digne héri-tier du Tite Livre de $a patrie, a mis enPortugais l'art poëtique de MonsieurDespréaux. Enfin nos voisins ne tradui-soient pas les Tragédies de Jodelle &de Garnier. On ne voyoit pas sous Hen-ri IV. des troupes de Comédiens Fran-çois parcourir la Hollande, la Polognel'Allemagne, le Nord & quelques Etatsd'Italie, pour y joüer les piéces de Har-di & de Chrétien. Il y a même aujour-d'hui des troupes de Comédiens Françoisqui ont des etabliſſemens fixes dans lespays étrangers.Le suffrage de nos voisins, aussi libre& aussi désintéressé que le suffrage dela postérité pourra l'être, me semble ungarand de son approbation. Les loüan-T vj