1174
sur la Poësie & sur la Peinture. 43plaint. M. l'Abbé Gravina dans sa Dis-sertation sur la Tragédie qu'il fit impri-mer il y a vingt-cinq ans, (a) dit que sescompatriotes adoptent sans discerne-ment des piéces dramatiques Françoi-ses, dont les défauts sont blâmez de no-tre nation, qui s'en est expliquée par labouche de deux de ses plus fins Criti-ques. Il entend parler du Pere Rapin& de M. Dacier, dont il vient de rap-porter les jugemens $ur les TragédiesFrançoises, jugemens qu'il adopte avecd'autant plus de plaisir, qu'il a composéson ouvrage, principalement pour mon-trer la supériorité de la Tragédie an-cienne sur la Tragédie moderne. Maisje vais rapporter en entier le passage deMonsieur l'Abbé Gravina. Le lecteurne sçauroit avoir oublié déja que luimême il étoit Poëte, & qu'il avoit com-posé plusieurs Tragédies à l'imitationde celles des anciens. (b) Or ecco questaNazione dal tempo di Francesco primo sinoà nostri giorni cultissima, con che serietadi giudicio per mezzo de i ſuoi piu fini Cri-tici prononcia delle proprie opere Teatralie con che diſtintione propone quelle, che danoi ciecamente e senza discretione alcunasono ricevute e sparse per tutti i Teatri e(a) En 1715. (b) Page 115—T m.