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sur la Poësie & sur la Peinture. 425en premier lieu, que le public se trompequelquefois, lorsque trop épris du méri-te des production nouvelles qui le tou-chent & qui lui plaisent, il décide, enusurpant mal-à-propos les droits de lapostérité, que ces production sont dumême genre que ceux des ouvrages desGrecs ou des Romains, qu'on appellevulgairement des ouvrages consacrez,& que ses contemporains qui en sont lesAuteurs, feront toujours les premiersPoëtes de leur langue. C'est ainsi que lescontemporains de Ronsard & de laPleyade Françoise, se sont trompez,quand ils ont dit que les Poetes Françoisne feroient jamais mieux que ces nou-veaux Prométhées, (a) qui pour parlerpoëtiquement, n'avoient d'autre feu di-vin à leur disposition, que celui qu'ilsdéroboient dans les écrits des anciens.Ronsard, l'astre le plus brillant decette Pleyade, avoit beaucoup de let-tres, mais il avoit peu de génie. On netrouve pas dans ses vers d'idée sublime,ni même des tours d'expression heu-reux, ni des figures nobles, qu'on ne re-trouve dans les Auteurs Grecs & LatinesAdmirateur des anciens sans entousias-(a) Ronsard, Belleau, Joachim du Bellai, Jodelle,Pontus de Thiart, Dorat, Baïf.