sur la Poësie & sur la Peinture. 407Le public ne pense aujourd'hui qu'avecindignation aux rivaux qu'on donna pourlors a Vandick.Comme nous avons vu en Franceplus de Poëtes excellens que de grandsPeintres, le goût naturel pour la Poësiea eu plus d'occasion de s'y cultiver quele goût naturel pour la Peinture. Si lesbeaux tableaux sont presque tous ren-fermez à Paris dans des lieux où le publicn'a pas un libre accès, nous avons desthéâtres ouverts à tout le monde, où l'onpeut dire, sans craindre le reproche des'être laissé aveugler par le préjugé denation presque aussi dangereux que l'eſ-prit de Secte, qu'on représente les meil-leures piéces de théâtre qui ayent été fai-tes depuis le renouvellement des lettres.Les étrangers n'adoptent point les Co-médies & les Tragedies des autres na-tions avec le même empressement, ni lemême respect pour les Auteurs, qu'ilsadoptent les nôtres. Les étrangers tra-duisent nos Tragédies, mais ils se con-tentent d'imiter celles des autres na-tions. La plûpart des jeunes gens fré-quentent les théâtres en France, & sansqu'ils y pen$ent, il leur demeure dans latête une infinité de piéces de comparai-son & de pierres de touche. Les femmes
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