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Seconde Partie (1746)
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Réflexions critiques406La même chose est arrivé dans l'E-cole d'Anvers, où le public n'est guéresplus connoisseur en peinture qu'à Paris.Avant que Vandick eût travaillé enAngleterre, les autres Peintres lui don-noient des rivaux que le public abusécroyoit voir marcher a côté de lui. Maisla distance entr'eux paroît infinie aujour-d'hui, parce que chaque jour l'erreur àperdu un partisan, & la vérité en a gagnéun. Lorsque l'Ecole de Rubens étoitdans sa force, les Dominiquains d'An-vers voulurent avoir quinze grands ta-bleaux de dévotion pour orner la nef deleur Eglise. Vandick content du prixqu'on propoſoit, ſe préſenta pour les fai-re tous. Mais les autres Peintres firentsuggérer à ces bons Peres de partagerl'ouvrage, & d'employer douze des Ele-ves de Rubens, qui paroiſſoient être àpeu près de la même classe. On fit entendre à ces Religieux que la diversitédes mains rendroit la $uite de ces tableauxplus curieuse, & que l'émulation oblige-roit encore chaque Peintre à se surpasserlui-même dans un ouvrage destiné pourêtre comparé perpétuellement avec lesouvrages de ses concurrens. Des quinze ta-bleaux Vandick n'en fit que deux, qui $ontla flagellation & le portement de Croix.

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