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Seconde Partie (1746)
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Reflexions critiques402ture à Paris autant qu'à Rome. LesFrançois en général n'ont pas le senti-ment intérieur aussi vif que les Italiens.La différence qui est entr'eux, est déjasensible dans les peuples qui habitentaux pieds des Alpes du côté des Gaules& du côté de l'Italie ; mais elle est enco-re bien plus grande entre les naturels deParis & les naturels de Rome. Il s'enfaut encore beaucoup que nous ne culti-vions, autant qu'eux, la sensibilité pourla peinture, communes à tous les hom-mes. Généralement parlant, on n'ac-quiert pas ici aussi-bien qu'à Rome, legoût de comparaison. Ce goût se formeen nous-mêmes, & sans que nous y pen-sions. A force de voir des tableaux du-rant la jeunesse, l'idée, l'image d'unedouzaine d'excellens tableaux se grave& s'imprime profondément dans notrecerveau encore tendre. Or ces tableauxqui nous sont toujours présens, dont lerang est certain, & dont le mérite estdécidé, $ervent, s'il e$t permis de parlerainsi, de piéces de comparaison, quidonnent le moyen de juger sainement àquel point l'ouvrage nouveau qu'on ex-pose sous nos yeux, approche de la per-fection où les autres Peintres ont atteint,& dans quelle classe il est digne d'être

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