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Seconde Partie (1746)
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401
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ſur la Poëſie & ſur la Peinture. 401 à cinq cens lieues de la France. Aucontraire, la prévention de l'Italien estpeu favorable à tout étranger qui profes-se les arts libéraux. Si l'Italien rend jus-tice à l'étranger, c'est le plus tard qu'illui est possible. Ainsi les Italiens, aprèsavoir négligé longtems le Poussin, lereconnurent enfin pour un des grandsMaîtres qui jamais ait manié le pinceau.Ils ont aussi rendu justice au génie deM. le Brun. Après l'avoir fait Prince del'Académie de Saint Luc, ils parlent en-core avec éloge de son mérite, en ap-puyant un peu trop néanmoins sur la foi-blesse du coloris de ce grand Poëte, quoi-qu'il vaille mieux que celui de bien desgrands Maîtres de l'Ecole Romaine.Les Italiens en général peuvent se van-ter de leur circonspection, & les Fran-çois de leur hospitalité. M. Algaroti ditdans l'Epître de son livre sur la Philoso-phie de Newton, & qu'il adresse à M.de Fontenelle : Sans la traduction dequelques livres François, nous ne ver-rions rien de nouveau en Italie, quedes recueils de vers, & des chansonsdont nous sommes inondez. (a)Le public ne se connoît pas en pein-(a) Algaroti, Epître sur le Newtonianisme, date:du 24. Janvier 1736.