Reflexions critiques376gazettes. Il n'est pas surprenant que lapostérité les mette au rang de ces mé-moires satyriques, qui sont curieux uni-quement par les faits qu'ils apprennentou par les circonstances des faits qu'ilsrappellent. Le public les avoit condam.nez à cette destinée six mois après leurnaissance. Mais ceux de ces poëmes,ceux des écrits de parti, dont le publicfait encore cas un an après qu'ils sontpubliez, ceux qu'il estime indépendam-ment des circonstances, passent à la po-stérité. Nous faisons encore autant decas de la Satyre de Seneque contrel'Empereur Claudius, qu'on en pouvoitfaire a Rome deux ans après la mort dece Prince. On fait encore aujourd'huiplus de cas de la Satyre Ménippée, desLettres au Provincial, & de quelquesautres livres de ce genre, qu'on en fai-soit un an après la premiere édition deces écrits. Les chansons faites il y a dixans, & que nous avons retenuës, serontchantées par la postérité.Les fautes que les gens du métiers'obstinent à faire remarquer dans lesouvrages estimez du public, retardentbien leur succès, mais elles ne l'empê-chent point. On répond aux gens dumétier qu'un poëme ou un tableau peu-
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