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Seconde Partie (1746)
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375
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sur la Poësie & sur la Peinture. 375avoüent qu'ils $e $ont trompez en don-nant leur approbation. La même chosearrive, lorsque le public donne son ap-probation à un ouvrage blâmé par lesConnoisseurs. Le public à venir, qu'onme permette cette expression, qui enjugera par sentiment, ainsi que le pu-blic contemporain en avoit jugé, seratoujours de l'avis des contemporains.La postérité n'a jamais blâmé, commede mauvais poëmes, ceux que les con-temporains de l'Auteur avoient loüezcomme excellens, bien qu'elle puisse enabandonner la lecture pour s'occuperd'autres ouvrages encore meilleurs queces poëmes-. Nous ne voyons pas depoëmes qui ait ennuié les contempo-rains du Poëte, parvenir jamais à unegrande réputation. (a) Tantumdem quo-que posteri credunt, quantum praesens aetasspoponderit.Les livres de parti & les poëmes écritssur des événemens récens, n'ont qu'unevogue, laquelle s'évanoüit bien-tôtquand ils doivent tout leur succès auxconjonctures ils sont publiez. On lesoublie au bout de six mois, parce quele public les a moins estimez en quali- de bonnes poësies, qu'en qualité de(a) Curtius, lib. 8.