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Seconde Partie (1746)
Entstehung
Seite
349
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$ar la Poë$ie & $ur la Peinture. 349ne machine au sentiment de l'Auteur.qui est ici préférée aux raisonnemensd'un homme, d'un Académicien. Qu'onme permette la plaisanterie ; ce chevalmene loin.Les Avocats sont communément plussçavans que les Juges. Néanmoins il esttrès-ordinaire que les Avocats se trom-pent dans les conjectures qu'ils font surl'issuë d'un procès. Les Juges qui n'ont qu'un très-petit nombre de livres àmais à qui l'expérience journaliere àmontré quels sont les motifs de décisionqui déterminent les Tribunaux dans lejugement des procès, ne se trompentpresque jamais dans leurs prédictions surlévénement dune cause.Or s'il eſt quelque matiere il fail-le que le raisonnement se taise devantl'expérience, c'est assurément dans lesquestions qu'on peut faire sur le méri-te d'un poëme. C'est lorsqu'il s'agit desçavoir si un poëme plaît ou s'il ne plaîtpas : si, généralement parlant, un poë-me eſt un ouvrage excellent, ou s'il n'eſtqu'un ouvrage médiocre. Les principesgénéraux sur lesquels on peut se fonderpour raisonner conséquemment tou-chant le mérite d'un poëme, sont enpetit nombre. Il y a souvent lieu à quel-