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Seconde Partie (1746)
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348
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Réflexions critiques43avoit le plus grand sens. Monsieur deGourville eut besoin d'un Médecin. Lesplus célébres briguerent l'emploi degouverner sa santé. Il envoya un domes-tique de confiance à la porte des Ecolesde Médecine un jour que la Faculté s'as-sembloit, avec ordre de lui amener sansautre information, celui des Médecinsdont il jugeroit la complexion la plusconforme à celle de son maître. On luien amena un tel qu'il le souhaitoit, &il s'en trouva bien. Monsieur de Gour-ville se détermina en faveur de l'expé-rience, laquelle méritait davantage letitre d'expérience à son égard.Feu Monsieur de Tournefort, undes plus dignes ſujets de l'Académie desSciences, dit, en parlant d'un pas dif-ficile qu'il franchit. (a) Pour moi je m'a-bandonnai ent érement à la conduite demon cheval, & je m'en trouvai beaucoupmieux que ſi j'avois voulu le conduire. UnAutomate qui ſuit naturellement les loixde la mécanique, ſe retire bien mieux d'af-faire dans ces occasions, que le plus ha-bile Mécanicien qui voudroit mettre enuſage les regles qu'il a appriſes dans ſoncabiner, fût il de l'Académie des Sciences. C'est l'expérience d'un cheval, d'u-(a) Voyage du Levant, Lettre 11.