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sur la Poësie & sur la Peinture. 221qui seul amenât la perfection des beauxarts, la Peinture devoit être en sa splen-deur dans Anvers soixante ans plûtôt.Quand Rubens parut, Avers avoit dé-ja perdu la moitié de ſa ſplendeur, parceque la République de Hollande nou-vellement etablie, avoit attiré chez ellela moitié du commerce d'Anvers. Laguerre étoit aux environs de cette ville,sur laquelle ses ennemis faisoient tous lesjours des entreprises qui mettoient endanger l'état des Marchands, des Ec-clésiastiques & de tous les principauxCitoïens. Rubens laissa des Eleves com-me Jordaens & Vandick, qui font hon-neur à sa réputation, mais ces Elevessont morts sans disciples qui les aïentremplacez. L'Ecole de Rubens a eu lesort des autres Ecoles, je veux dire qu'el-le est tombée quand tout paroissoit con-courir à la soutenir. Il semble du moinsque Quellins, qu'on peut regarder com-me son dernier Peintre, doive mourirsans Eleves digne de lui. On n'en con-noît pas encore, & il n'y a guéres d'ap-parence qu'il en fasse dans la retraite oùil s'est confiné.Après tout ce que je viens d'exposer.il eſt clair que les arts & les lettres arri-vent au plus haut point de leur splen-K iij