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Seconde Partie (1746)
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Reflexions critiques220avoit dégeneré en artifice, comme leursagacité en esprit de finesse. Les Grecs,au talent de s'entre-nuire près, étoientredevenus grossiers. Durant les six der-niers siécles de l'Empire de Constanti-nople, ils étoient moins habiles, princi-palement dans les arts, qu'ils ne l'avoientété aux tems d'Amintas Roi de Macédoine. Il est vrai que le siécle heureux dela Grece a duré plus long-tems que le ſié-cle d'Auguste & que le siécle de LeonX. Les Lettres s'y sont même soutenuëslong-tems après la chûte des beaux arts.parce que, généralement parlant, lesGrecs dans tous les tems sont nez avecplus d'esprit que les autres hommes. Ilſemble que la nature ait une force dansla Grece qu'elle n'a pas dans les autrescontrées, & qu'elle y donne plus de sub-ſtance aux alimens, & plus de malignitéaux poisons. Les Grecs ont poussé le vi-ce & la vertu plus loin que les autreshommes.La ville d'Anvers a été durant untems l'Athenes des païs en deçà lesMonts. Mais quand Rubens commençade rendre son Ecole fameuse, les causesmorales n'y faisoient rien d'extraordi-naire en faveur des arts. Si c'étoit l'étatflorissant des Villes & des Roiaumes,

1man. L.