demand.
ez ou trembhmonteropch
sur la Poësie & sur la Peinture.25propoſe pour être l'objet de ſon applica-tion, ne sçauroit le fixer, si cet objetn'est pas celui que la nature veut qu'ilsuive. Il ne s'en laisse jamais écarter pourlongtems, & il y revient toujours malgréles autres, & quelquefois malgré lui-mê-me. De toutes les impulsions, celle dela nature, dont il tient son penchant.eſt la plus forte.Custode & curâ natura potentior omni. (a)Tout devient palettes & pinceaux en-tre les mains d'un enfant doüé du géniede la Peinture. Il se fait connoître auxautres pour ce qu'il est, quand lui mêmeil ne le sçait pas encore.Les Annalistes de la Peinture rappor-tent une infinité de faits qui confirmentce que j'avance. La plûpart des grandsPeintres ne $ont pas nez dans les atte-liers. Très-peu sont des fils de Peintres.qui, suivant l'usage ordinaire, auroientété élevez dans la profession de leursperes. Parmi les Artisans illustres quifont tant d'honneur aux deux dernierssiécles, le seul Raphaël, autant qu'ilm'en souvient, fut le fils d'un Peintre.Le pere du Georgeon & celui du Titien,ne manierent jamais ni pinceaux ni ci-a) Juvenal, sat. 13.Tome II.