9. September 1794 flßertbermär III). 361
8. £)en 23. (September 1794 (2. SSenbemiar III).S3efct)luf3 über bte @trid)tung eines $Parf3 für bte 3Irmeetran8s
povte unb über bte ^pferberequtfittonen.
9. £)en 24. «September 1794 (3. 33enbemtar III).
Slufforberung beS republtfamfdjen Stgenten Stlt-p an bteS3e«)ol)nev (5cb'ternad)§ unb aller burcb. bte fransöfifcfyen Sritp*pen oKupirter £anbe$tbjtle ').
1) he jour de la liberte vient de Iuire pour vous, comme pour lesFrancais; c'est eux, qui dans leur marche rapide, vous en pre-eentent le flambenu. Les sigDes de la feodalite et de la super-stition, qui abrulissent riiomme doivent disparaitre et tombcr d'euxmeines pour faire place ;t l'etendard des hommes libres.
Le drapeau tricolor, qui flotte sur vos clochers, doit vous fairebenir les Francais comme vos meilleurs amis, puisqu'ils viennentvous aider a briser vos cliaines, puisqu'ils vous affninchissent deces vampires nourris du sang des peuples, tels, que les moines,les seigneurs, les rois et leurs vils satellites. Ce meme drapeau,qui est celui d'uu grand peuple de freres, doit aussi vous fairepenser, que l'uniou d'un grand nombre d'Iiommes les rend plusforts, que les despotes insolens , et sanguinaires, qui jusqu'a cemoment se sout fait un barbare plaisir de caloinnier, et d'outra-ger l'humanite. Comme si les liommes, en se communiquant leurspensees ne pouvaient pas se conduire par eux memes, ils ont dit:que personne n'exerce ses facultes intellectuelles; la divinite amis en nous touts les talents et (oute la sagesse necessaire pourgouverner le monde. Ils ont dit: o Iaogage execrable! et legenre humain n'a ete aileurs yeux que comme un troupeau, donfcils se sunt declares les maitres, et dont ils ont repandu le sangä leur gre. IIa ont dit: partageons entre nous l'univeri soumisä nos lois, et ä nos caprices; etablissons notre puissance de teilemaniere que nul ne puisse resister, faisons rentrer dans la pous-siere quiconque aurait l'audace de murmurer, de se plaindre ebd'attenter ä notre souverainete; ils ont dit: et l'univers devenu.leur proie a ete le theälre de leurs vexations et de leurs crimes;et toutes les pages de riiistoire ne sont que le recit de leursforfaits, et il »'est trouve parmi les hommes meine» des etresasses bas pour servir leur» infames projets, leur ambition homi-eide, ou leur -cruelle vengeance.
Songez a ce que vous avess eprouve de la part de vos tiran»vous, qui lisez cet ecrit, et dile»-moi, si je leur prete des crimes,ou si je suis leur historieu fidele; dites-moi si vo» personnes, etvos proprietes n'ont pas ete dans tous les temps violees au nomdes scelerats, que vous appeliez roi», seigneurs, moines et autresinsectes malfaisan», que la nature ne produisit pas, mais que lespassions humaines iirent naiire, et etablirent dans le monde;dites-moi, si mille entraves toutes plus humiliantes les unes, queles autres ne faisaieut pas couler votre sueur ä leur prüfte, si>os feinines, vos enfants, vous meines, vous naissiez, travailliez