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Le lendetnain, au moinent oü Roland voulutprendre conge de son höte, celui - ci lui demandason noin. Roland le lui dit en rougissant: il sem-bloit honteux de le porter; il savoit que sa bravoureet sa loyaute etoient celebrees dans toutes les chan-sons que le peuple chantoit; mais sa grande modes-tie auroit voulu le lui faire oublier.
Au noin de Roland, le vieux chevalier ne seposseda pas de joye. II regardoit comme un tres-grand honneur d'avoir'pu exercer rhospitalite enversun personnage aussi distingue. C'cst pourquoi, ille supplia de vouloir differer d'un jour son depart. Lavertueuse Hildegarde gardoit un modeste silence; maisson ltiaintien et ses regards parloient pour eile etdisoient plus, que les sollicitations les plus pres-santes. Roland n'eut pas de peine ä se rendre äune invitadon aussi gracieuse, et, bientöt, Focca-sion se presenta de decouvrir ä Hildegarde rimpres-sion, qu'elle avoit feite sur son coeur.
Le jeune chevalier se promenant dans le jardindu chateau, y trouva Hildegarde assise sous un pom-mier fleuri. Les boucles de sa blonde chevelureetoient parseniees des fleurs que Zephir detachoitde Tarbre, en se jouant dans les rauieaux. Desoiseaux sautilloient autour d'elle, sans temoigner laplus legere inquieiude. Roland s'approclia, lecoeur palpitant: il voulut parier, il balbutia. Les