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joues de la belle Hildegarde se colorerent du plusviF incamat: II crut decouvrir qu'elle avoit remarquela cause du trouble dont il etoit agite : il ne balancadonc plus ä lui faire l'aveu de sa flamme; mais cefut avec autant de noblesse, que de concision. Lajeune beaute baissa titnidement les yeux. Son coeuretoit fortement emu. Roland prit sa main trein-blante et y imprima un baiser aussi pur aussi ver-tueux, que Tainour qui enflainmoit leurs coeurs inno-cents. Ce baiser scella leur union.
Cependant le jeune clievalier dut partir. Lesadieux se firent avec calme, ils avoient quelquecbose d'imposant et de majestueux. Tel est le der-nier regard que Ton jctte sur la tombe d'un ami.Hildegarde sWforca de cacher Taffliction que luicausoit le depart de son amant, et retint ses larmesen sa presence. Des qu'il fut parti, eile monta auhaut du cliateau pour jouir du plaisir de le voirencore quelques instans. Mais des que le panacheblanc qui ombrageoit le front de Roland, disparutä ses yeux, eile donna un libre cours aux pleursqui ruisseloient le long de ses joues, et tomboientsur son sein. Des ce moment, un triste pressen-üment vint troubler pour toujours la serenite de sonnine. Elle se couvrit d'un voile, fenneinent resoluede ne le quitter, que le jour oü son amant la con-duiroit ä l'autel.