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2 (1884) 1582 - 1586
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506. 1586 441

derriere nous, entrant avant en France. Aussy que j'ay advys que H Novbr.la Ligue aura une arm6e des moyens qu'elle pourra tyrer du roy,de mons r de Lorraine et du roy d'Espagne soubz main, qui con-trybuera estymant que le roy ne fornira que par acquit et lesvouldra amener ä s'accorder ä une paix ä son plösir. D'allieursle roy en veult avoir une pres de soy, que, sy elles s'accordoyent,elles nous pourroient faire beaucoup de paine, Pune en teste,l'aultre en quu6e [!] ou coste. Nous sumes [!] tous bien marry devostre Indisposition et nous assürons en dieu qu'il vous pröserverapour servir ä sa gloire et repos des siens. Excuses, s'il vouspiaist, nostre importunite et longue lettre myenne en estat vousestes, duquel M. Sarasin nous a donne grande esperance de con-vallessence, l'ayant de vostre mödecin. Vous estes le procureurde la nation. Moyennes, s'il est possible, envers S. Alt. qu'elleapelle le s r Pallavösin et nous au plustost pour traitter, si lesarticles sont raisonnables, veu son ordre qu'il n'en revienne unaultre pire; et si pour vostre regart S. Alt. provoit jour et lieu äNeustat, nous serions pres de vous, soit pour aller ä vous ou vousvenir, sy vostre sante le permet. 4 ) Au reste je vous suplie con-siderer que, sy on faict Tanne tard et que le duc de Savoye ä ceprintemps fit quelque preparatifz de guerre, cella ombrageroit fortles Suysses, voyant que la plus par du temps eher estant pass6,ilz ne seroyent tant desireux de sortir du pays que en fepvrier oucommencement de mars, il resteroit quatre ou cinq moys ä vivre avant la cuillette nouvelle et bon marche. Aussy m'estadvys que ne debves craindre que le nombre qui m'est promys nevienne tel; car on les prent de tous les cantons, Grisons et allies.Le roy en a eu souvant plus, les pre'nant pour France, Piedmontet Touscane en mesme temps; mesme lors de la bataille deSt. Quentyn le roy en eu en tous ses lieux eust plus devint mille et les cantons de Suice et Berne ne fornissoyent. Aupis, s'il n'en vient tant, vous n'y aurös graut interest, puisquevous dittes que c'est trop. De craindre qu'ilz ne se mutynent, ilzne le feront leur tenant la main aux vivres et aultres commoditesnöcessaires. Je leur ay bien reproche ce qu'ilz firent. Ilz pro-mettoient de faire tres-bien ä l'advenir. Aussy je ne leur cachepoint ce qu'ilz ont experim[ente ?] avec nous. II importe beaucoupque je sache tost la vollunte' de S. Alt. sur ce faict; car il leurfault toutes les armes ä cause des deffences, hors ä ceulx de Neuf-chastel, puys mille escus contant ä troys cent bommes et respon-dent pour [- - -] le reste du moys. II fault du temps pourtrouver tout cella et ceux qui le veullent fornir, ce fachant de